mardi 9 avril 2013

La liste de trois mille de Jacques Jolfre (1980).

Jacques Jolfre (Toulouse, 1937) est un célèbre spéléologue et pyrénéiste, auteur d'une production bibliographique abondante.

Nous trouvons ici la première liste de trois mille publiée par un Français. Par rapport aux listes publiées au Sud, la longue histoire du pyrénéisme français a dû patienter jusqu’à une date aussi tardive pour disposer d’un inventaire des "toits" pyrénéens. Bien sûr, nous avons pour références les listes françaises précédentes, mais elles ne parvinrent pas à devenir publiques (liste Baudrimont). Ici se révèle un sujet sociologique qui mériterait d'être étudié. Peut-être a-t-on, dans la collectivité montagnarde du Nord, le sentiment que les Pyrénées sont connues de tous ? Ou que personne ne les connaît assez bien pour faire autorité sur le thème ?

Quoi qu'il en soit, Jacques Jolfre se décide, en 1980, à publier une liste. Il le fait dans le bulletin trimestriel des sections pyrénéennes du CAF, Revue Pyrénéenne 6ème série nº 10, juin 1980, pages 8 et 9.

Couverture de la Revue Pyrénéenne numéro 10.

Il choisit de comptabiliser seulement les hauteurs ayant un nom, rejetant volontairement les cotes anonymes. Pratiquement, c'est le seul critère employé en ces années-là pour établir une liste. Il énumère 132 pics. Mais Jolfre apporte une nouveauté qui est de séparer les sommets selon leur importance : il est le premier à le faire. Il nuance en précisant que c’est un avis tout personnel et qu'il ne veut l’imposer à personne. Donc, il discerne les vrais sommets (92), signalés par un astérisque dans sa liste, et les restants (40). À l'heure de faire cette différenciation, Jolfre souligne que, malgré l'énumération des critères qui semble claire, le labeur devient vite un vrai casse-tête au moment d'examiner la réalité.

Les altitudes sont tirées des cartes de l’IGN français, ou des Guides Ollivier, ou des cartes espagnoles, ou à défaut du Guide Ledormeur.

Ultérieurement Jacques Jolfre faisait partie de l'Equipe des Trois Mille de Buyse, et sans doute contribua-t-il à la constitution de la liste parrainée par ce dernier.

La relation de Jolfre avec les trois mille ne finit pas là, car il publie en 1991 un livre spécifique "Pyrénées 3000", bien qu'il soit plus photographique qu'autre chose ; il énumère onze zones établies par Buyse, quoiqu'il cite seulement les cimes les plus importantes, ne suivant même pas sa propre liste.

Nous reproduisons ci-dessous la liste en entier de Jacques Jolfre telle qu’elle fut publiée. Les notations éclairciront les points confus.

* Pic d'Arollas   3051m (1)
* Pic Banderas   3021m (2)
* Pic Algas   3041m (3)
  Pics d'Enfer : Cime Ouest 3073m  
*   Cime Centrale 3081m  
    Cime Est 3076m  
* Pic Balaïtous   3144m  
  Aiguille Cadier   3022m  
* Pics de Frondellas : Oriental 3063m  
    Central 3025m  
    Occidental 3006m  
  Tour Cadier   3049m  
  Aiguille d'Ussel   3022m  
* Pic de la Grande Fache   3005m  
* Pic de Vignemale (Pique-Longue)   3298m  
* Piton Carré   3197m  
* Pointe Chausenque   3204m  
* Pic Petit Vignemale   3032m  
* Pic du Clot de la Hount   3289m  
* Pic Cerbillona   3247m  
  Pic Central   3235m  
* Pic Montferrat   3219m  
* Pic Grand Tapou   3150m  
  Pic du Milieu   3130m  
* Pics Gabiétous : Occidental 3034m  
    Oriental 3031m  
* Pic Taillon   3144m  
* Pic Casque de Marboré   3006m  
* Tour du Marboré   3009m  
* Pic de l'Epaule du Marboré   3073m  
  Pics de la Cascade : Occidental 3095m  
    Central 3029m (4)
    Pic Brulle 3106m  
*   Oriental 3161m  
* Pic Marboré   3248m  
  Pic Petit Astazou   3012m  
* Pic Grand Astazou   3071m  
* Pic Cylindre du Marboré   3325m  
* Pic Mont Perdu   3355m  
* Soum de Ramond   3260m  
* Pic Las Olas   3002m  
* Pic Louseras (ou Robinera)   3003m  
* Pic de la Munia   3133m  
  Pic de la Petite Munia   3096m  
* Pic Serre Mourène   3090m  
* Pic Troumouse   3085m  
  Pic Heid   3022m  
* Pic Néouvielle   3091m  
* Pic Ramougn   3011m  
* Pic des Trois Conseillers   3039m  
* Turon du Néouvielle   3035m  
* Pic Long   3192m  
  Pic Maubic   3058m  
* Pic Bugarret (ou d'Estibère Bonne)   3031m  
  Dent d'Estibère Mâle   3017m  
* Pic Badet (ou d'Estibère Mâle)   3160m  
  Pic Maou   3074m  
* Pic Campbieil   3173m  
* Pic d'Estaragne   3006m  
  Crête Carbounouse-Point culminant   3021m  
* Pic Batoua   3034m  
* Pic Lustou   3023m  
* Pic de l'Abeillé   3028m  
  Pic Petit Bachimale   3061m  
  Pointe Ledormeur   3120m  
* Pic Schrader (ou Grand Bachimale)   3176m  
* Punta del Sabre   3136m  
* Pics de Clarabide :   3020m  
    Oriental 3010m  
    Nord 3012m  
* Pic Saint-Saud   3043m (5)
  Pic Camboué   3003m (5)
  Pointe Lourde-Rocheblave   3104m  
* Pic Gourgs Blancs   3128m  
* Pic Belloc   3008m  
* Pic des Spijeoles   3066m  
* Pic Gourdon   3034m  
* Pic du Port d'Oo (Jean Arlaud)   3065m  
* Pic Seil de la Baquo   3103m  
* Pic Portillon d'Oo   3050m  
* Pic Perdiguère   3222m  
* Pointe Literole   3132m  
  Pic Royo   3121m  
* Pic des Crabioules : Oriental 3116m  
    Occidental 3106m  
* Pic Lézat   3107m  
* Pic Quayrat   3060m  
* Pic Maupas   3109m  
* Pic de Boum   3006m  
* Pic Bécibéri Nord   3014m  
* Pic Bécibéri du Milieu   3003m  
* Pic Bécibéri Sud   3030m  
* Pic Comolo Forno   3033m  
  Pic Célestin Passet   3002m  
* Punta Alta Comolo Pales   3014m  
* Pic d'Albe   3100m  
* Dent d'Albe   3114m  
* Pics Maladeta Occ.: 1er pic 3270m  
    2e pic 3220m  
    3e pic 3187m  
* Pic Le Bondidier   3150m  
* Pic Maladeta   3308m  
  Pic Maudit   3350m (6)
* Pointe d'Astorg   3354m  
* Pic du Milieu   3345m  
* Pic Coroné   3310m  
* Pic Néthou   3404m  
  Epaule du Néthou   3350m  
  Aiguilles de Llosas : Aig. Franqueville 3066m  
    Aig. Tchihatcheft 3048m  
    Aig. Argarot 3030m  
* Pic des Tempêtes   3310m  
* Pic Margalide   3260m  
* Pic Russell   3205m  
* Pic Erouel (ou Araguëlls)   3037m  
* Pic Piedras Albas ou Estatats Oriental   3000m (7)
* Pics Malibierne : Oriental 3067m  
    Occidental 3062m  
* Pic des Moulières   3010m  
  Pic Los Gémélos   3160m  
* Pic Bardamina   3079m  
* Pic des Posets ou de Llardana   3375m  
* Pic Las Espadas ou Llardaneta   3332m  
* Pic des Pavots ou Tucon Royo   3121m  
* Pic des Tourets ou Forqueta   3007m  
  Tucon de la Canal ou Diente de Llardana   3085m  
* Pic Eristé Nord ou Béraldi   3025m  
* Grand Pic d'Eristé ou de Baguenola   3053m  
  Pic Eristé Méridional ou Baguenola Sud   3045m  
* Pic d'Estats   3143m  
* Pic Montcalm   3078m  
* Pic Sullo   3072m  

(1) C'est le Garmo Negro. L'imbroglio toponymique des sommets qui dominent les bains de Panticosa est une constante dans le pyrénéisme français. La cartographie espagnole n'a pas contribué à l'éclaircir non plus. Les éditions successives de la carte Panticosa-Formigal de l'Editorial Alpina ont contribué, depuis 1979, à fixer la toponymie.

(2) C'est l'Algás. Même remarque que pour le pic précédent. Ici il porte la dénomination erronée de Pic de la Bandera octroyée dans el Mapa Topográfico Nacional espagnol 1:50000, feuille 145, dans ses premières éditions en 1936 et 1963.
 
(3) C'est l'Argualas, suivant le nom octroyé dans leurs guides par P.Soubiron (1920,1930) et R.Ollivier (1953).

(4) On dirait que c'est une erreur. Le Pic Central de la Cascade est le Pic Brulle. En plus, l'altitude mise pour ce Pic Central ne montre pas la réalité des Pics de la Cascade, puisque les altitudes vont en augmentant vers le Pic Marboré.

(5) Typique inversion dans les altitudes entre le Pic Saint-Saud et le Camboué. L'erreur vient du Guide Ledormeur ou de sa Carte de 1945, feuille 3, où la position des deux sommets est échangée. En outre, il y a une édition, en 1980, d'une "Carte de randonnées, 5-Luchon, Aure-Louron" de l'IGN à l'échelle 1:50000, où on indique seulement un Pic Saint-Saud de 3043m.

(6) Jacques Jolfre explique que, quand deux pics sont très proches, éloignés de peu de minutes, il signale comme principal le plus haut, ici la Pointe d'Astorg. Ce lieu est problématique depuis toujours, car la cime orographique principale est le Pic Maudit, mais sur la crête, vers le Pic du Milieu, se dresse un bloc qui est plus élevé, la Pointe d'Astorg. Même si nous appliquons la règle des dix mètres de proéminence on ne résout pas ce fait. Il faut choisir : ou établir la Pointe d'Astorg comme vraie cime du Pic Maudit, ou garder les deux cimes, la plus haute (Astorg) et la plus importante (Maudit).

(7) Le pic de Piedras Albas, voisin du Pic Aragüells, figura longtemps dans la cartographie avec 3000 mètres d'altitude. Pic nº 4 d'Estatas avec 3010m dans la carte esquisse "Les Monts Maudits" de Léon Maury en 1945. Et dans la première édition de la carte Alpina "Alto valle del Ésera I - La Maladeta" en 1958, il est répertorié avec une altitude de 3000m. Plusieurs cotes de 3000 mètres au Sud du Lac Cregüeña dans les éditions, la première en 1934 et la deuxième en 1950, de la feuille 180 Benasque de la Carte Topographique Nationale 50k. Aujourd'hui son altitude est de 2998m.

FTer

mardi 22 janvier 2013

Les trois mille fantômes. Aiguille Sud Ouest du pic Abadías.

Le versant sud de la Maladeta domine le vallon de Cregüeña, surplombant de 800 mètres le lac homonyme. Du sommet de la Maladeta la crête des Monts Maudits s'oriente au Sud jusqu'à une paire d'antécimes avoisinant le Col Maudit. Ces proéminences cotent 3279m et 3259m. La plus haute, nommée traditionnellement Cime Sud de la Maladeta, recevait de Buyse le nom de pic Abadías, en mémoire d’Antonio Abadías originaire de Benasque, surnommé "le lion d'Aneto". Il était le gendre de José Sayó " Pepe el de Llausia ", lui aussi benasquais, qui aurait été le gardien du refuge de la Renclusa à partir de son inauguration prévue le 5 août 1916. Mais la mort l'emportait le 27 juillet, foudroyé sur le Pont de Mahomet, tout comme son client l'allemand Adolf Blass. Voir le récit du fait écrit par Mosén Oliveras, témoin oculaire, dans son livre "Els llamps de la Maleïda" [Gili, Barcelona, 1917; Cossetania, Valls, 2003]. Donc Antonio Abadías, marié avec Teresa Sayó, fut le premier gardien de la Renclusa après son inauguration reportée en 1917 à cause du drame arrivé.

De l'antécime la plus basse, qui est restée sans nom étant donné son manque de proéminence (cote restante 1093 de Buyse), se détache au Sud-Ouest un éperon très important, qui forme dans son côté Sud-Est la grande paroi connue comme Paroi du Pic Abadías ou Paroi du Contrefort de la Maladeta. Elle est composée par trois éperons et offre, paroles de connaisseurs, le meilleur granit de tout le massif [Dalmau, Joan Miquel. "3404 Aneto", Barrabés, 2001].

À l'extrémité la plus occidentale du dit éperon, il y a une aiguille entièrement détachée du reste du contrefort. Aiguille qui reste ignorée dans les guides d'escalade publiés, elle n’est pas répertoriée non plus parmi les cotes restantes de Buyse. Une vague référence sur elle figure dans le Guide Posets-Maladeta du C.E.C. œuvre d'Armengaud et Jolís : L'itinéraire nº 332, qui monte à la Maladeta, esquive un gros gendarme par la droite [André Armengaud le 3 août 1954]. Ce gendarme est l'Aiguille. Une autre voie toute proche fut ouverte par Dulloit et Gallego en juillet 1972 dans la face Sud-Ouest de la Maladeta, mais ils ne font aucune référence à l'Aiguille [Revue Annuelle du Groupe Pyrénéiste d'Haute Montagne, Altitude nº 49, p.29].

Aiguille SW d'Abadías prise depuis la crête de Cregüeña. (Auteur: Alfredo Goitia)

Jesús Mari et Josu se décidèrent à reconnaître l'Aiguille les 12 et 13 août 2012. Ils partirent du refuge de pêcheurs à Coronas pour aller bivouaquer au lac de Cregüeña. Le lendemain ils gravirent l'Aiguille. Pour prolonger l'escalade ils s'engagèrent dans la face Sud-Ouest, et terminèrent par deux longueurs de corde de V+ pour accéder à la hourque de l'Aiguille traversant horizontalement le côté Nord. Jusqu'à cette fourche l'accès direct est aussi possible en utilisant un des couloirs dans le versant Nord-Ouest (III). La longueur suivante débute au col par un passage de V, étant par la suite du IV soutenu. Ils trouvèrent un piton avec une sangle pourrie à 10 mètres sous la cime. Restent en place un piton dans le passage des blocs sommitaux et deux cordelettes avec maillon au sommet pour le rappel.

Voie d'escalade empruntée par Jesús Mari et Josu. (Auteur: Josu Linaza)

À la recherche de notes d'ascensions antérieures, nous avons demandé aux connaisseurs de la zone. Personne n’a pu nous renseigner jusqu'à une communication reçue depuis Hernani : Iñaki Zuza nous signalait l'ascension de l'Aiguille par A. Gorrotxategi et Iñaki Ruiz en septembre 1985, et que le matériau trouvé était à eux. Gorrotxategi le confirma. C’est probablement la première ascension attestée de l'Aiguille.

Jolie vue de l'Aiguille prise à sa hauteur depuis l'éperon. (Auteur: Josu Linaza)

L'Aiguille Sud-Ouest d'Abadías a une proéminence de 22 mètres, ce qui fait d'elle le plus important des trois mille fantômes que nous ayons trouvé à cette date.

Données techniques :
Aiguille SW d'Abadías:.... 31T 306361 4723946 z:3085
Hourque:................... 31T 306372 4723956 z:3063

Consultez l'activité dans le lien suivant :
Aiguille SW. d'Abadías.

FTer

mercredi 19 décembre 2012

La liste des trois mille de Sabino Echeandía (1978).

La vulgarisation des listes des trois mille se poursuit. L'apport basque vient de la main de Sabino Echeandía, qui, en 1978, publie une liste dans la revue Pyrenaica, organe de la Fédération Basque de Montagne (pages 30 à 34 du numéro double 112-113).

Les cimes, avec leurs noms et altitudes, sont tirées de la cartographie de l'Editorial Alpina qui, à cette date, comprend déjà dans sa totalité les zones des trois mille. Les sommets français de la zone du Néouvielle sont l’exception et, Sabino Echeandía ne citant pas ses sources, c’est ici que nous pouvons trouver des erreurs dans la toponymie employée, à côté d'absences remarquables (Crabounouse, Estibère Male, Maou). Un petit groupe de trois mille est tiré de la carte-esquisse jointe dans le guide du CEC Posets-Maladeta. Le nom de Tuc (Punta de las Olas) dévoile qu'il a consulté aussi le guide Vignemale-Monte Perdido du CEC, traduction du guide Ollivier.

Les cartes Alpina les plus récentes qui peuvent avoir été utilisées à cette date sont les suivantes :

La Maladeta-Aneto (207) 1:25000, 7ème édition 1977.
Posets-Benasque (206) 1:25000, 6ème édition 1974.
Montardo-Aigües Tortes (209) 1:25000, 8ème édition 1977.
Pica d'Estats-Vall Ferrera (211) 1:40000, 5ème édition 1977.
Valle de Ordesa-Vignemale (204) 1:40000, 4ème édition 1977.
Panticosa-Formigal (203) 1:25000, Echeandía cite cette carte, œuvre de Xabier Coll, comme source, mais la première édition date de 1979.

Les sommets signalés sont de 125, nombre en accord avec ceux d'autres listes publiées en ce temps-là.

La finalité du relevé, selon l'auteur, est de présenter de nouveaux objectifs aux montagnards parmi les altitudes maximales des Pyrénées, qui, à son avis, "se résument souvent à quelques noms de sommets".

Il est possible de voir sur Internet les numéros anciens de la revue dans le site web de Pyrenaica.

De toute façon nous reproduisons ci-dessous la liste de Sabino Echeandía :

Cartographie Alpina.    
Piedrafita Panticosa.    
(Xavier Coll)    
     
CIME Altitude  
Balaitus 3151  
Frondiellas (Picos de las) 3000  
Frondiellas (Picos de las) 3025  
Frondiellas (Picos de las) 3000  
Frondiellas (Picos de las) 3006  
Gran Facha 3006  
Infierno. Occidental (Picos del) 3072  
Infierno. Central (Picos del) 3076  
Infierno. Oriental Picos del) 3056  
Garmo Negro 3051  
Algas 3021  
Argualas 3041  
     
     
Cartographie Alpina.    
Ordesa Vignemale.    
(Xavier Coll)    
     
CIME Altitude  
Petit Vignemale 3032  
Pta. Chausenque 3025  
Pitón Carré 3198  
Pique Longue 3303  
P. de Clot de la Hunt 3285  
P. de Cerbillonar 3235  
Pic Central 3222  
Pic de Montferrat 3212  
Pico de Tapou (G) 3143  
Pico de Tapou (M) 3130  
Gabieto Oriental 3031  
Gabieto Occidental 3034  
El Taillón 3144  
El Casco 3006  
Torre de Marboré 3012  
Espalda de Marboré 3077  
Pic Occ. de la Cascada 3099  
Pic Central de la Cascada    
(o Brulle) * 3088  
Pic Or. de la Cascada 3165  
Pico de Marboré 3253  
Cilindro de Marboré 3328  
Pico de Astazú Occ. 3024  
Pico de Astazú Or. 3080  
Monte Perdido 3355  
Sum de Ramond 3254  
Tuc * 3018  
P. Robiñera 3003  
La Munia 3134  
Petit Munia 3096  
Sierra Morena 3090  
Pic de Troumouse 3085  
Pic de Heid 3022  
     
* selon le guide    
Vignemale-Monte Perdido    
     
     
Sans cartographie.    
     
CIME Altitude  
Pic Long 3194  
Neuville 3092  
Trois Conseillers 3056  
Turón de Neuvielle 3042  
Ramoungn 3010  
Bugarret 3036  
Badet 3161  
Campbiell 3175  
Lentille 3166  
Esteragne 3005  
     
     
Cartographie Alpina.    
Poset Perdiguero    
(Ramón de Semir)    
     
CIME Altitude  
Punto Ledormeur 3120  
Pico de Bachimala 3177  
Punto del Sable 3143  
Pico de Clarabide 3028  
Pico de Gias 3011  
Pico de St. Saud 3045  
Pta. Lourde Rocneblare 3104  
Pico de Gourgs Blancs 3129  
Pico de Oô (Arlaud) 3065  
Pico de Baquo 3114  
Pico del Portillón de Oô 3050  
Pico de Perdiguero 3221  
Pic Royo 3121  
Punto de Lliterola 3132  
Pico Occ. de Crabioules 3106  
Pico Or. de Crabioules 3116  
Aguja de Crabioules 3025  
Pico de Maupas 3109  
Bagueñola o Eriste Sur 3045  
Bagueñola o Eriste Central 3053  
Bagueñola o Eriste Norte 3025  
Pico de la Forqueta 3007  
Tucon Royo (o Pavots) 3121  
Llardaneta 3332  
Las Espadas 3329  
Diente de Llardana 3085  
Pico de Posets 3375  
Los Gemelos 3160  
Pico de Bardamina 3079  
     
     
Cartographie CEC.    
Guide Posets Maladeta    
     
CIME Altitude  
Culfreda o Batua 3034  
Pic Lustou 3026  
Abeille 3036  
Pequeño Bachimala 3062  
Spijeoles 3065  
Pic Belloc 3008  
Pic Lezat 3099  
Pic Quairat 3059  
     
     
Cartographie Alpina.    
Maladeta Aneto    
(Ramón de Semir)    
     
CIME Altitude  
Pico de Boum 3006  
Pico de Alba 3118  
Diente del Alba 3136  
Pico le Bondidier 3185  
Maladeta Occidental 3 3185  
Maladeta Occidental 2 3220  
Maladeta Occidental 1 3254  
Pico de la Maladeta 3308  
Pico de Enmedio o Maldito 3350  
Punta Astora 3355  
Pico del Medio 3346  
Pico de Coronas 3293  
Pico de Aragüells 3037  
Pico de Aneto 3404  
Agujas de Aneto 3350  
Aguja Franqueville 3065  
Aguja Tehihatcheff 3052  
Aguja Argarot 3035  
Espalda de Aneto 3350  
Pico de las Tempestades 3290  
Pico Margalida 3241  
Pico Rusel 3205  
Tuc de Mulleres 3010  
Pico Occ. de Valliberna 3062  
Pico Or. de Villaberna 3067  
     
     
Cartographie Alpina.    
Montardo Coma lo Forno    
(Rosendo la Blanch)    
     
CIME Altitude  
Bisiberri Nord 3014  
Bisiberri del Mig 3003  
Bisiberri Sud 3030  
Coma lo Forno 3032  
Punta Passet 3002  
Punta Alta 3014  
     
     
Cartographie Alpina.    
Pica d'Estats Mont Roig    
(Ramón de Semir)    
     
CIME Altitude  
Pic de Sotllo 3073  
Pica D'Estats 3143  
Pic de Montcalm 3077  
     

FTer

lundi 24 septembre 2012

Les trois mille fantômes. Antécime NE. de la Maladeta.

Vue du Portillon de Benasque, la Maladeta semble le sommet le plus élevé des Monts Maudits. L'Aneto, au second plan, ne montre pas sa proéminence. La haute vallée de l'Ésera fut le théâtre, au cours de la Guerre de Succession de la Couronne Espagnole, d'opérations et de combats entre les armées de l’Archiduc et de Philippe V. On dit que le Port de la Picade tire son nom d'une escarmouche livrée là. On n'est pas étonné que le massif soit représenté, depuis les débuts de la cartographie, dans la carte de Roussel et de La Blottière et sa légende, publiée en 1730. Raymond d'Espouy signale dans un article du Bulletin de la Société Ramond en 1940, que le dessin de la Maladeta dans cette carte fut dressé de ce lieu même par La Blottière [Jean Escudier. L'Aneto et ses hommes].

Il faut signaler que le nom Maladeta, que Ramond popularise comme maudite en écrivant "Maladetta" et, en mélangeant italien et castillan, veut seulement dire dans la langue du pays: la montagne.

Aux débuts du pyrénéisme et jusqu'à ce que, en 1820, on ne peut douter davantage de la suprématie de l'Aneto, tous les regards se tournent vers la Maladeta et on tentera la conquête du sommet. La première et timide tentative vient de Ramond, qui, en 1787, accédant par la vallée de Paderna, parcourt la base des glaciers d'Alba et les branches occidentale et orientale de la Maladeta. En montant par ce dernier, seul, abandonné par ses guides, il atteint, immergé dans le brouillard, une crête que son récit ne permet pas d’identifier, mais qui aurait bien pu être la crête des Portillones.

La tentative suivante fut inspirée par Lapeyrouse. Brouillé avec Ramond, il propose à son ami Ferrière de surpasser l'Alsacien en conquérant la Maladeta. En 1800, Ferrière et son guide Barrau atteignent un point sur la crête des Portillones et, ne pouvant pas continuer, font demi-tour.

En 1802 Cordier et Bruun-Neergaard, renseignés par Ferrière, tentent la cime. À nouveau, Barrau est du raid. Et à nouveau ils suivent la crête des Portillones. Cordier est plus explicite, il nous relate qu’ils vont trouver un mauvais pas qui, sur 200 mètres, leur demande une demi-heure d'efforts, suspendus aux rochers, aussi bien d'un côté que de l'autre de la crête. Ils arrivent à l’endroit où Ferrière avait fait demi-tour et ils ne peuvent pas non plus surmonter l'obstacle. Bruun-Neergaard se retire, mais Cordier et Barrau réussissent à descendre sur le glacier de la Maladeta et, en le suivant, atteignent le col de la Rimaye, où ils ne peuvent plus progresser. Le lieu atteint est connu comme le rocher des "Deux Hommes". Malgré l'échec, Barrau doit avoir vu une possibilité, puisqu’il atteindra la cime à sa tentative suivante.

D'autres expéditions, menées par Candolle, Jean de Charpentier et De Marsac, ne semblent pas avoir remporté de meilleurs résultats [Alberto Martínez Embid. Aneto, el monarca del Pirineo].

Des années se sont écoulées quand Frédéric Parrot requiert les compétences de Barrau pour une autre tentative à la Maladeta. Montant tout droit par le glacier, ils atteignent les Deux Hommes et, dépassant l'obstacle au moyen d'un appui sur les épaules, ils parviennent au point culminant. C’est le 28 septembre 1817. Du sommet Parrot remarque la supériorité de l'Aneto et regrette de ne pas pouvoir y accéder. Son nom se perpétue au Parrotspitze, remémorant une tentative de l'Allemand au Monte Rosa.

Le Bondidier fit une proposition, qui échoua, de donner le nom de Pic Parrot au Premier Pic Occidental de la Maladeta (Pic Cordier) et le nom de Pic Charpentier au Second (Pic Sayó) [Bulletin Pyrénéen, 1947. p.84].

Entre les deux voies normales de la Maladeta se trouve la crête des Portillons qui descend depuis la cime jusqu'au Portillon Supérieur en formant quelques pointes. La voie des premières tentatives est aujourd'hui rarement suivie. On dit en tous lieux que la première est l’œuvre de Frédéric Lung avec Castagné et Courrége le 9 août 1911 [CEC. Guide Posets-Maladeta, 1968]. Mais dans les carnets d'Emili Juncadella, qui faisait cette ascension le 24 août 1912 avec Jean Haurillon et José Sayó, on révèle que ceux-là ne parcoururent pas la crête dans sa totalité, car ils abordèrent la deuxième aiguille par le glacier de la Maladeta, et après l’avoir gravie ils revinrent à la neige, en longeant la paroi finale [David Vilaseca Basco. Emili Juncadella. Aventures d'un burgès als Pirineus. Cossetania, Valls, 2004].

Crête des Portillones à la Maladeta depuis le pluviomètre. (Auteur: Luis Mata)

Buyse dans sa liste de cotes restantes signale deux cotes dans cette crête : la 1090 de 3038m et la 1091 de 3235m, cette dernière nommée Antécime NE de la Maladeta. Luis Mata parcourait la crête en prenant des mesures le 21 juillet 2012. La première des pointes a huit mètres de proéminence. La deuxième, l’Antécime NE de la Maladeta, offre une proéminence vers la cime principale de onze mètres. Il y a deux autres pointes plus hautes, mais avec trois ou quatre petits mètres de proéminence.

Maladeta et Antécime NE. depuis la base du Pic Pico Maldito. (Auteur: Luis Mata)

Le SITAR signale une altitude de 3234,87m pour cette antécime avec une proéminence de 13,25m. Celle-ci est citée dans l'œuvre d'Angulo "Pyrénées. 1000 ascensions" avec 3230m et innommée.

Données techniques : Antécime NE de la Maladeta ......... 31T 306716 4724368 z:3248m
Brèche de la Antécime .............. 31T 306663 4724335 z:3237m

Consultez l'activité dans le lien suivant :
Antécime NE. de la Maladeta.

FTer

lundi 20 août 2012

La liste des trois mille de Manuel Cortés (1977).

La liste des trois mille de Manuel Cortés (1977). Entre les deux opuscules de Juan María Feliú et indépendamment d’eux, en 1977, est publiée une nouvelle liste de trois mille. Son auteur est Manuel Cortés (Manel) et figure dans le Bulletin du Centre Excursionista de Lleida dans le numéro de novembre de l'année dite, avec le titre "Els tres mil del Pirineu". Cortés signale expressément qu’il cite toutes ces pointes ("cims principals i també els de segona fila") qui ont une personnalité suffisante pour avoir mérité un nom. Voici le premier critère et le plus immédiat pour valider un trois mille. Certes, celui qui n'a pas de nom n'existe pas, ne figurant ni dans la bibliographie ni dans la cartographie. Il regroupe les cimes par ensembles géographiques ou massifs, en créant onze zones qui sont celles qu'ultérieurement adoptera Buyse. L’avis même de Manel est que sa liste ne fut pas utile à la liste ultérieure de Feliu Izard, celle qui, par la suite, sera officialisée d'une certaine manière par le Centre Excursionista de Lleida. Aujourd'hui Manel renie son travail, vu la dérive prise après l'affaire des trois mille. On peut la considérer comme la première liste catalane embrassant toute la chaîne.

En préparant sa liste, Manuel Cortés se base sur la cartographie existante alors essentiellement d'Editorial Alpina, et des cartes topographiques de l'IGN espagnol dans les zones délaissées par la maison de Granollers. Les noms pour le territoire français sont extraits du guide Ollivier, mais un détail toponymique signale qu'il n'a pas consulté la cartographie officielle française.

Le nombre de sommets comptabilisés par Cortés est 122. Peu à peu, on voit sortir de nouvelles cotes de trois mille. Vu le critère utilisé, on peut dire qu'on découvre des dénominations jusqu'alors masquées dans une carte ou récit anciens.

Nous reproduisons ici, en entier, la liste de Manuel Cortés, avec quelques notations pour éclaircir des points confus.

REGIO DE PIEDRAFITA-PANTICOSA
       
    m.  
1 Frondella Occid. 3000  
2 Frondella Central 3064  
3 Frondella Oriental 3069  
4 Balaitous 3146  
5 Agulla Anònima 3024 (1)
6 Gran Facha 3006  
7 P. Infierno Occid. 3076  
8 P. Infierno Central 3091  
9 P. Infierno Orient. 3006  
10 P. de los Arnales 3001  
11 Pondiellos 3060 (2)
12 Argualas (Arollas) 3045 (3)
13 Algas 3030  
       
REGIO DE VIGNEMALE
       
    m.  
14 P.Tapou 3143
15 Montferrat 3220  
16 P. Central 3235  
17 Cerbillonar 3222  
18 Clot d'Era Hount 3285  
19 Pique Longue 3298  
20 Pitón Carré 3198  
21 Pointe Chausenque 3205  
22 Petit Vignemale 3032  
       
REGIO D'ORDESA-GAVARNIE
       
    m.  
23 Gabieto 3034  
24 Taillon 3144  
25 El Casco 3006  
26 La Torre 3012  
27 Espalda de Marboré 3077  
28 P. Occ. de la Cascada 3099  
29 P. Central de la Cascada 3165  
30 P. Oriental de la Cascada 3165  
31 P. de Marboré 3253  
32 Cilindro de Marboré 3328  
33 Monte Perdido 3352  
34 Soum de Ramond 3254  
35 Punta de las Olas 3002  
36 Petit Astazou 3024  
37 Gran Astazou 3080  
       
REGIO DE TROUMOUSE-BARROSA
       
    m.  
38 Robiçera (Louseras) 3007  
39 La Munia 3134  
40 Petit Munia 3096  
41 Serra Morena 3090  
42 P. de Troumouse 3085  
43 P.Heid 3022  
       
REGIO DE CAMPBIEIL-LONG
       
    m.  
44 P. Long 3194  
45 P. Badet 3162  
46 P. de Campbieil 3175  
47 P. Estargne 3006  
48 P. Tourrat 3030 (4)
49 P. Maubic 3069  
50 P. de Néouvielle 3092  
51 Turon de Néouvielle 3031  
52 Trois Conseillers 3042  
53 Pointe Ramoung 3010  
       
REGIO CINQUETA DE LA PEZ
       
    m.  
54 Batoua (Culfreda) 3035  
55 Lustou 3026  
56 P. de l'Abeillé 3036  
57 Punta Ledormeur 3120  
58 Gran Bachimala 3166  
59 Punta del Sabre 3143  
       
MASSIS DE POSETS-ERISTE
       
    m.  
60 Tucón Royo (Pavots) 3121  
61 Las Espadas 3332  
62 Posets (Lardana) 3375  
63 Los Gemelos 3125 (5)
64 Bardamina Occid. 3110  
65 Bardamina Oriental 3079  
66 P. Eriste S. 3045  
67 P. Eriste Central 3053  
68 P. Eriste N. 3025  
69 Turets (Forqueta) 3007  
       
REGIO D'ESTOS-ESPINGO-LYS
       
    m.  
70 Clarabide Occid. 3021  
71 Clarabide Oriental 3028  
72 P. de Gias 3011  
73 Pouchergues 3006 (6)
74 Pointe Camboué 3043 (7)
75 Pointe Saint-Saud 3079 (8)
76 Pointe Lourde-Rocheblave 3107  
77 Gourgs Blancs 3131  
78 P. d'Oô (Arlaud) 3074  
79 P. Gourdon 3034  
80 Spijeoles 3065  
81 Cap dera Baquo 3106  
82 Gran Pic Seilh dera Baquo 3114  
83 P. del Portilló d'Oô 3044  
84 Perdiguero 3221  
85 P. Royo de Literola 3143  
86 P. Quairat 3034  
87 P. de Lézat 3090  
88 Crabioulés Occid. 3115  
89 Crabioulés Oriental 3119  
90 Malpás 3109  
91 P. del Bom 3004  
       
REGIO LA MALADETA-VALLHIVERNA
       
    m.  
92 P. d'Alba 3118  
93 Dent d'Alba 3136  
94 P. Le Bondidier 3150  
95 Aragüells 3037  
96 Piedras Albas 3000 (9)
97 Maladeta, 1.er Occid. 3195  
98 Maladeta, 2.o Occid. 3220  
99 Maladeta, 3.er Occid. 3252  
100 Maladeta Oriental 3308  
101 Punta Astorg 3354  
102 P. Maldito 3350  
103 P. de Enmedio 3345  
104 P. de Coronas 3310  
105 Aneto 3404  
106 Espatlla d'Aneto 3350  
107 Tempestats 3290  
108 Margalida 3241  
109 P. de Rusell 3205  
110 Tuc de Mulleres 3010  
111 P.de Vallhiverna 3067  
112 Las Culebras 3062  
       
REGIO DE CALDES
       
    m.  
113 Biseverri N. 3014 (10)
114 Besiverri Central 3003  
115 Besiverri S. 3030  
116 Comaloforno 3033  
117 Punta Passet 3002  
118 Punta Alta 3014  
119 Pala Alta del Serrader 3001 (11)
       
MASSIS DE SOTLLO-ESTATS
       
    m.  
120 P. de Sotllo 3073  
121 Pica d'Estats 3143  
122 Montcalm 3080  


(1) C'est l'actuelle Aiguille Cadier qui figure comme Pico Anónimo dans l'ancienne cartographie Alpina.

(2) C'est le Garmo Negro. Le nom Pondiellos semble venir de Russell et Wallon qui appellent Pundillos ce sommet. Bien que la cartographie espagnole place le nom Pondellos sur les Pics d'Arnales dans la feuille 145 Sallent en 1936.

(3) Le nom Arollas ou Arualas était utilisé en France pour le Garmo Negro. Dans la feuille 145 Sallent 2ème édition en 1963 on nomme Arualas le Pic Argualas.

(4) C'est le Pic Bugarret. Dans toute la cartographie française il figure comme Bugarret. Manel, interrogé sur cette dénomination, signale qu’elle provient d'une carte dont il n’a plus le souvenir, ou que, pour surplomber le lac Tourrat, le nom serait de sa propre création. Nous n'avons trouvé aucun lieu où soit utilisé le nom Tourrat pour Bugarret.

(5) Il semble provenir des premières éditions de la carte Posets d'Editorial Alpina où la cote 3125 est signalée avec le nom Los Gemelos, la cote 3160 ne figurant pas. Dans d’ultérieures éditions figurent les deux cotes, mais le nom Los Gemelos a été déplacé à la pointe 3160.

(6) (7) (8) Pouchergues : c'est ici l'actuel Pic Saint-Saud. Ces trois cotes avec leurs noms semblent tirées du guide Armengaud-Comet de 1953 "Pyrénées IV. Guide de la Région d'Aure et de Luchon" qui contient un croquis avec ces noms. Pour un exposé exhaustif sur les noms des pointes autour des Gourgs-Blancs voir l'article "Histoire d'une montagne, les Gourgs-Blancs" de F.Termenón et R.Aymard dans Pyrénées nº 241, janvier 2010.

(9) Le pic de Piedras Albas, voisin du Pic Aragüells, figura longtemps dans la cartographie avec 3000 mètres d'altitude. Pic nº 3 d'Estatas avec 3010m dans la carte esquisse "Les Monts Maudits" de Léon Maury en 1945. Et dans la première édition de la carte Alpina "Alto valle del Ésera I - La Maladeta" en 1958 il est répertorié avec une altitude de 3000m. Plusieurs cotes de 3000 mètres au Sud du Lac Cregüeña dans les éditions, la première en 1934 et la deuxième en 1950, de la feuille 180 Benasque de la Carte Topographique Nationale 50k. Aujourd'hui son altitude est 2993m.

(10) Biseverri (sic), semble une erreur de l'imprimeur.

(11) Pala Alta du Serrader qui, dans le guide Pallars-Arán du CEC, œuvre d'Agustín Jolís et Maria Antonia Simó, est citée avec 3001 mètres d'altitude. Aujourd'hui elle est cotée 2983m.

FTer



Addenda, 3 avril 2026.

Le fils de Manuel Cortés nous informe aujourd'hui du décès de son père, survenu le 6 novembre 2020. Qu'il repose en paix.