mercredi 5 mars 2014

Liste des trois mille de Josep Silva (1975). Publiée en 1983.

La revue Vèrtex, organe de la Fédération Catalane, publie dans le numéro 95, sep-oct. 1983, une nouvelle liste des trois mille dont l'auteur est Josep Silva i Terrades. Cette liste est intéressante pour plusieurs raisons. D'abord, c'est un recueil des cimes que l'auteur a gravies personnellement, et donc plusieurs des sommets nommés y figurent pour la première fois. Josep Silva ajoute son point de vue en plus des cimes qui se trouvaient dans la cartographie, ce qui porte à 161 le nombre de points cités. Ensuite, il détaille les dates durant lesquelles il a accompli les ascensions, ce qui permet de recréer les parcours faits. Certains enchaînements sont vraiment méritoires pour les années signalées. Finalement, cette liste ne date pas de 1983, année de publication, mais de 1975, quand J.Silva termina son parcours des trois mille. Par une communication du président de son club, l'Association Excursionista Pedraforca, le récit est transmis à la Fédération. Cette lettre-là, pour une raison inconnue, s'égare, et c'est seulement en 1983, que Josep Silva, sans doute poussé par les articles sur la liste de Joan Garcia parus dans Vèrtex nº91 et Muntanya nº724, renvoie un article sur sa réussite à la Fédération. Article qui, cette fois oui, est publié.

La liste, datée de 1975, est donc contemporaine de la première publiée par Juan Mari Feliú en 1976. Comparez le nombre de cimes : 161 versus 110. Il n'y a pas de doute que Josep Silva se souciait de ce qui il voyait (même s'il rate les aiguilles de la crête de Cregüeña). On peut assurer que l'oubli commis en 1975 retarde d'une décennie le devenir du "troismillisme" qui aurait certainement suivi un autre chemin. Un nombre si grand de sommets posa, sans doute, à J.Silva un problème toponymique. Il semble l'avoir résolu en signalant ultérieurement le nom de plusieurs sommets gravis, quand ils furent publiés quelque part. De même, on voit qu'il ignorait l'altitude exacte de certaines cimes gravies, sûrement absentes de la cartographie. Dans ce cas, il se contente de signaler l'altitude avec un 3000m tout rond.


001 ANETO 3404 28-07-42  
002 POSETS 3367 24-07-43  
003 CASCO DE MARBORE 3006 08-08-46  
004 TORRE DE MARBORE 3018 08-08-46  
005 MONTE PERDIDO 3353 09-08-46  
006 CILINDRO DE MARBORE 3327 10-08-46  
007 DOIGT DE MONTE PERDIDO      
  OU PIC BAZILLAC 3174 12-08-46 (1)
008 TAILLON 3143 12-08-46  
009 CASCADA OCCIDENTAL 3085 13-08-46  
010 CENTRAL DE LA CASCADA      
  OU BRULLE 3157 13-08-46  
011 CASCADA ORIENTAL 3093 13-08-46  
012 ESPALDA DE MARBORE 3069 13-08-46  
013 MARBORE 3250 13-08-46  
014 SOUM DE RAMOND 3260 15-08-46  
015 VALLIBIERNA ORIENTAL 3067 17-08-47  
016 TEMPESTATS 3289 19-08-47  
017 MALADETA ORIENTAL 3312 21-08-47  
018 ESPATLLA D'ANETO OU CAP      
  DES FRERES CADIER 3350 21-08-47  
019 PUNTA SE D'ESTATS 3114 27-03-48 (2)
020 PICA D'ESTATS 3143 27-03-48  
021 MONTCALM 3077 27-03-48  
022 GABIETO ORIENTAL 3031 09-08-48  
023 GABIETO OCCIDENTAL 3024 09-08-48  
024 AZTAZOU OCCIDENTAL 3016 11-08-48  
025 AZTAZOU ORIENTAL 3083 11-08-48  
026 LOUSETAS O ROBIÑERA 3003 15-08-48  
027 MUNIA 3159 16-08-48  
028 MULLERES 3005 15-04-49  
029 PIC DE CORONAS 3310 17-04-49  
030 PIC DEL MIG 3345 17-04-49  
031 PUNTA RUSSELL 3343 17-04-49 (3)
032 PUNTA ASTORG 3354 17-04-49  
033 PIC MALEIT 3350 07-04-49 (4)
034 INFIERNO ORIENTAL 3090 07-08-49 (5)
035 INFIERNO CENTRAL 3081 07-08-49  
036 INFIERNO OCCIDENTAL 3035 07-08-49  
037 AROLAS ORIENTAL 3046 07-08-49 (6)
038 AROLAS OCCIDENTAL 3070 07-08-49 (7)
039 GARMO NEGRO 3030 07-08-49 (8)
040 ALGAS OCCIDENTAL 3035 07-08-49 (9)
041 ALGAS ORIENTAL 3045 07-08-49 (10)
042 FRONDELLA NORD 3056 12-08-49  
043 FRONDELLA CENTRAL 3064 12-08-49  
044 FRONDELLA SUD 3001 12-08-49  
045 GRAN FACHA 3006 15-08-49  
046 PETIT VIGNEMALE 3032 17-08-49  
047 CHAUSENQUE 3205 17-08-49  
048 ANONIM DU VIGNEMALE 3100 17-08-49 (11)
049 PITON CARRÉ 3208 17-08-49  
050 PIQUE LONGUE 3298 17-08-49  
051 CLOT DE LA HUNT 3289 17-08-49  
052 CERVILLONA 3247 17-08-49  
053 CENTRAL DE MONFERRAT 3235 17-08-49  
054 MONFERRAT 3220 17-08-49  
055 GRAN PIC DE TAPOU 3148 17-08-49  
056 PIC DE MILIEU 3129 17-08-49  
057 PIC DE GIAS OU POUCHER-      
  GUES 3010 07-08-50  
058 CLARABIDE GRAN 3020 07-08-50  
059 CLARABIDE ORIENTAL 3012 07-08-50  
060 LOURDE ROCHEBLAVE 3104 07-08-50 (12)
061 ANTECIME OU GOURGS      
  BLANCS OCCIDENTAL 3127 07-08-50  
062 GOURGS BLANCS 3128 07-08-50  
063 PIC D'OÔ OU JEAN ARLAUD 3065 08-08-50 (13)
064 POINTE DE LA BAQUO OCCI- 3097 09-08-50  
  DENTAL      
065 SOMMET DE LA BAQUO 3103 09-08-50  
066 CAP DU SEIL DE LA BAQUO 3110 09-08-50  
067 PERDIGUERO GRAN 3222 11-08-50  
068 PIC ROYO 3121 11-08-50  
069 LITEROLA 3132 11-08-50  
070 POINTE MAMY 3000 11-08-50 (14)
071 CRABIOULÉS OCCIDENTAL 3106 11-08-50  
072 CRABIOULÉS ORIENTAL 3116 11-08-50  
073 QUAIRAT NORD 3000 12-08-50 (15)
074 GRAN QUAIRAT 3060 12-08-50  
075 POINTE LACQ 3011 13-08-50  
076 LÈZAT 3107 13-08-50  
077 BOUM 3006 14-08-50  
078 MAUPAS 3109 14-08-50  
079 TOURETS OCCIDENTAL 3012 16-08-50 (16)
080 TOURETS ORIENTAL 3000 16-08-50 (16)
081 BERALDI 3026 16-08-50  
082 BALAITOUS 3146 15-08-52  
083 TOUR DE COSTERILLOU 3060 18-08-52  
084 AIGUILLE D'USSELL 3001 18-08-52  
085 MALADETA CENTRAL 3204 04-08-53 (17)
086 BONDIDIER 3000 04-08-53  
087 CORDIER 3000 04-08-53 (18)
088 MALADETA OCCIDENTAL 3187 14-08-53 (19)
089 DENT D'ALBA 3114 04-08-53  
090 PIC D'ALBA 3096 04-08-53  
091 ARAGUELLS 3037 05-08-53  
092 VALLIBIERNA OCCIDENTAL 3055 06-08-53  
093 MARGUELIDE 3258 07-08-53  
094 RUSSELL MERIDIONAL 3205 07-08-53  
095 RUSSELL NORD 3201 07-08-53  
096 SOUBIRON 3000 07-08-53 (20)
097 PORTILLON 3044 10-08-53  
098 ESPADAS 3326 12-08-53  
099 PUNTA VIADÓS 3000 12-08-53 (21)
100 AGULLA BLANCA 3000 12-08-53 (22)
101 PIC DE LARDANA 3000 12-08-53 (23)
102 PIC DE PAVOST 3000 12-08-53 (24)
103 ERISTE CENTRAL 3053 09-08-53 (25)
104 ERISTE ORIENTAL 3030 09-08-53  
105 PUNTA SABRE 3143 11-08-55  
106 GRAN BATCHIMALA 3177 11-08-55  
107 PUNTA ALTA 3014 19-04-57  
108 BECIBERRI NORD 3014 21-04-57  
109 PIC DE LAS OLAS 3016 12-08-58  
110 BATOUA MERIDIONAL 3035 10-08-63  
111 BATOUA CENTRAL 3027 10-08-63  
112 BATOUA SEPTENTRIONAL 3030 10-08-63  
113 COMA LOS ALTOS DEL SE-      
  RRADER 3001 10-09-64 (26)
114 COMA LO FORNO 3030 12-09-64  
115 BECIBERRI SUD 3030 12-09-64  
116 DOBLE RESALT SUPERIOR 3003 12-09-64 (27)
117 DOBLE RESALT INFERIOR 3002 12-09-64 (27)
118 DENT DE LARDANA 3095 02-08-66  
119 BARDAMINA 3079 03-08-66  
120 CLARABIDE OCCIDENTAL 3007 05-08-66 (28)
121 PIRAMIDE DE POUCHERGUES 3005 05-08-66 (29)
122 CAMPBOUE 3035 05-08-66  
123 SAINT SAUD 3079 05-08-66 (30)
124 PIC GOURDON 3031 06-08-66  
125 SPIJEOLES 3065 06-08-66  
126 BELLOC Pointe Sud 3007 06-08-66  
127 BELLOC Mediane 3006 06-08-66  
128 BELLOC Gran 3008 06-08-66  
129 SOTLLO 3075 24-07-67  
130 PUNTA NORD D'ESTATS 3128 24-07-67 (31)
131 TURON DE NEOUVIEILLE 3042 01-08-67  
132 TROIS CONSEILLERS 3058 01-08-67  
133 NEOUVIEILLE 3092 01-08-67  
134 RAMOUNG 3011 01-08-72  
135 PUNTA LEQUETRE 3001 27-08-72 (32)
136 PUNTA PASSET 3002 27-08-72  
137 PETITA MUNIA 3096 27-08-72 (33)
138 SERRE MOURENNE 3090 28-08-72  
139 TROMOSA 3085 28-08-72  
140 POINTE 3028 3028 28-07-72 (34)
141 PIC HEID 3022 28-07-72  
142 POINTE 3018 3018 23-06-74 (35)
143 POINTE 3024 3024 23-06-74 (36)
144 ABEILLE 3028 23-06-74  
145 POINTE 3057 3057 23-06-74 (37)
146 PETIT BATCHIMALE 3061 23-06-74  
147 POINTE LEDORMEUR 3087 23-06-74  
148 PIC MAUBIC 3062 15-07-74  
149 PIC LONG 3194 15-07-74  
150 BADET 3161 15-07-74  
151 CAMPBIEIL SUD 3168 15-07-74 (38)
152 CAMPBIEIL NORD 3175 15-07-74  
153 HITO DE PERDIGUERO 3170 08-06-75  
154 PERDIGUERO OCCIDENTAL 3176 08-06-75  
155 DENT D'ESTERAGNE 3006 14-07-75  
156 PIC DE LOUSTOU 3024 15-07-75  
157 DENT D'ESTIBERE MALE 3017 17-07-75  
158 BUGARRET 3031 17-07-75  
159 PALE CARBONOUSE SUD 3015 17-07-75  
160 PALE CARBONOUSE CENTRAL 3021 17-07-75  
161 PALE CARBONOUSE NORD 3016 17-07-75 (39)


(1) Il semble ici que Josep Silva a confondu le Doigt de la Fausse Brèche avec le Doigt du Perdu, bien que la hauteur notée soit bonne. Le nom de Pic Bazillac et son ascension faite le même jour que le Taillon confirment cette hypothèse.

(2) C'est la pointe du signal géodésique. Depuis, Pointe Gabarró.

(3) Pointe Russell : c'est le nom qu'on proposait pour le Pic du Milieu, dû à la première ascension de cette cime accomplie par Henry Russell. Elle figure ainsi dans la carte de Léon Maury "Les Monts Maudits" en 1945. Josep Silva pense que ce nom signale un sommet différent qui, bien sûr, le mettrait à une cote intermédiaire sur la crête révélée dans le parcours Pic du Milieu-Pointe d'Astorg.

(4) Il semble qu'il y ait une erreur de date. Logiquement il monte au Maudit à la même date que les précédents.

(5) Les altitudes signalent une confusion entre les Pics d'Enfer Occidental et Oriental.

(6) On remarquera qu'à cette date, le 7 août 1949, il atteint tous les sommets de la zone de Panticosa. Compte tenu de l'ordre dans lequel les cimes figurent, il est logique de penser que Josep Silva vient des Pics d'Enfer et qu'il dépasse l'Arnales (il faut signaler que dans la cartographie espagnole de l'époque, l'Arnales semble faire partie de la trilogie des Enfers). Le pic Arollas était la dénomination française pour le Garmo Negro. Cette nomenclature fut utilisée par Juli Soler i Santaló dans ses articles posthumes publiés par le CEC en 1919. C'est ainsi que cet Arollas Oriental ne peut être que l'actuelle Aiguille de Pondiellos.

(7) Ici c'est le Garmo Negro, son altitude le confirme, bien qu'on continue avec le toponyme Arollas.

(8) Il semble suivre définitivement la nomenclature de Juli Soler i Santaló. Il est probable que ce soit l'Algas Nord.

(9) C'est l'Algas.

(10) L'Argualas.

(11) Cette cime-ci est difficile à identifier. Il pourrait s'agir de l'Épaule de Chausenque, mais sans aucune certitude.

(12) Ce nom ici est décisif. La première mention publique du nom Pointe Lourde-Rocheblave située sur la cime occidentale des Gourgs-Blancs, paraît dans un croquis de Léon Maury et Denis Eydoux publié dans la revue Pyrénées nº 12, quatrième trimestre 1952, p.307. Nom popularisé dans la publication en 1953 du "Guide de la Région d'Aure et de Luchon" d'Armengaud et Comet, où il est probable, qu'il fut trouvé par J.Silva. Cela prouve que la dénomination de quelques cimes de la liste est ultérieure aux dates des ascensions.

(13) Toujours la même chose. Le nom de Jean Arlaud lié au Pic du Port d'Oô se trouve dans le guide cité d'Armengaud et Comet en 1953. En 1950, ce sommet ne pouvait pas s'appeler ainsi.

(14) Comme d'autres cimes. D'abord elle semble être identifiée comme trois mille et ensuite avoir été nommée. Ici dans le Guide Ollivier.

(15) On dénote une grande perspicacité dans l'identification de pointes susceptibles d'être considérées comme trois mille. L'antécime Nord du Quayrat est déjà connue. On se doute qu'elle soit le vrai lieu atteint par Reboul et Vidal lors de son ascension du 6 août 1789. Russell cite les deux pointes en 1879. Elles sont aussi différenciées dans le Guide Ledormeur.

(16) C'est le nom français pour les Pics de la Forqueta.

(17) Maladeta Central. C'est le Premier Pic Occidental de la Maladeta, aujourd'hui connu comme Pic Cordier.

(18) Un autre sommet signalé comme supérieur à trois mille mais sans préciser son altitude exacte par ignorance. Il semble s'agir du Troisième Pic Occidental, maintenant Pic Mir. Le nom Cordier n'est pas utilisé jusqu'à la publication du Guide du CEC "Posets-Maladeta" d'Armengaud et Jolís en 1958.

(19) Par l'altitude elle semble être la Deuxième Maladeta Occidentale, Pic Sayó. La date d'ascension semble fausse, elle serait alors gravie le même jour que les précédentes.

(20) C'est probablement la Pointe Russell Orientale. Le nom Soubiron fut donné en 1921 par Arlaud à un sommet proche, plus au S.E.

(21) Cette cime et les suivantes de la journée du 12 août 1953 sont difficiles à élucider. Il est clair que ce sont des pointes autour de l'Espadas, mais lesquelles ? Les hauteurs sont annotées comme trois mille, sans plus. Nous proposons une hypothèse. On voit que le 7 août J.Silva était au massif de La Maladeta, il gravit le Portillon (Pic du Portillon d'Oô le 10 ; la date du 9 août pour les Eriste semble erronée, elle rompt l'ordre chronologique suivi dans la liste et le parcours est ainsi plus compliqué). On peut imaginer la descente sur Estós depuis le Portillon. Alors la Punta Viadós et l'Agulla Blanca (22) seraient deux sommets dans la crête Nord des Posets : les Jumeaux. Le Pic de Lardana (23) serait la Pointe Nord des Posets (le sommet principal, par où il doit traverser, n'est pas cité, car il dit qu'il ne mentionne pas deux fois les pics dans la liste s'ils ont été atteints auparavant). D'ici il passe à l'Espadas et par la crête au Pavots (24).

(25) Nous avons déjà signalé que cette date était fausse (voir note précédente (21))

(26) C'est la Pala Alta del Serrader. Nous avons vu dans d'autres listes qu'on considérait son altitude supérieure à 3000m.

(27) Le Double Ressaut. Ce sont les deux pointes du Besiberri du Milieu, ainsi nommées anciennement.

(28) Il retourne au Clarabide Occidental oublié en 1950. Les Guides Ollivier Posets-Maladeta en sont la cause.

(29) Pyramide de Pouchergues. C'est l'actuel pic de Saint-Saud. C'est le vrai nom que lui donnait le susdit en 1906. Il paraît ainsi dans le Guide Armengaud-Comet en 1953.

(30) Elle provient également du Guide Armengaud-Comet. C'est, avec les deux pointes du Camboué, l'une des trois pointes nommées Pics de Saint-Saud dans la crête NW du Gourgs-Blancs. Elle consiste en un entassement rocheux qui a cinq mètres de proéminence, perchée sur le glacier et qui, aujourd'hui, n'est pas regardée comme cime.

(31) C'est l'actuelle pointe Verdaguer.

(32) À un moment donné, la Pointe Lequeutre était classée comme trois mille. Elle n'y arrive pas, tout comme sa voisine, la Pointe Célestin Passet.

(33) Une autre erreur de date. On serait le 28 août 1972, journée de la crête de La Munia. En fait, c'est la seule de cette journée pour laquelle nous avons pu trouver un récit complémentaire, celui du copain de Josep Silva dans le parcours suivant : MACIÀ I VIVES, Carles. "Cresta oriental del circ de Troumouse". Muntanya nº 671, CEC, Barcelona, feb-1974, pp.3-8.

(34) Pour cette cote Buyse propose le nom de Pointe d'Aires dans sa liste de 1988 (revue Pyrénées) et de 1990 (première édition de son livre). Ensuite elle est inclue dans la liste des cotes restantes en 1993 pour cause de proéminence insuffisante. Mais il y avait un baptême précédent. Les frères Ravier ont proposé, en 1962, de rappeler la mémoire des frères Joseph et Louis Couffite, décédés accidentellement dans la face Nord du Piton Carré. L'IGN français refusa la proposition et la pointe 3028 resta anonyme. Une des pointes proches du Pic Chabarrou Sud (Alphonse Meillon) porte aujourd'hui le nom des frères Couffite.

(35) Pointe du Port de la Pez.

(36) Pointe de la Pez. C'est très méritoire de signaler ces deux pointes, puisque même si elles sont connues anciennement : feuille 147-Liena de la carte de l'IGN espagnol, édition spéciale de 1938, elles ne sont nulle part signalées dans la bibliographie pyrénéenne jusqu'aux années 80. Une allusion vague dans le Guide Ollivier "Pyrénées Centrales III" des années 60.

(37) Pointe 3057. C'est l'actuel Pic Marcos Feliú. Il a été depuis toujours très difficile de le distinguer des différentes pointes de la crête entre le Grand Bachimale et l'Abeillé.

(38) Une constatation en 1974 du Pic Lentilla.

(39) Après Josep Silva, d'autres auteurs se sont aperçus de l'individualité de la cime Nord de la Pale de Crabounouse, qui figure dès à présent parmi les trois mille fantômes.


FTer



Addenda, 10 février 2015.

Nous pouvons maintenant expliquer pour quelle raison la liste de Josep Silva ne fut pas publiée dès sa réception par la Federació d'Entitats Excursionistes de Catalunya, et pourquoi en 1983 la FEEC la donnait pour égarée.
Pour cela, il faut aller voir la revue Vèrtex dans son numéro 52 de Juillet-Août 1976 ; dans la section "Actualitat Alpinistica", on mentionne brièvement les 161 trois mille atteints durant plus de trente ans par Josep Silva i Terrades (page 144). Or, le rédacteur, qui semble être Manuel Punsola i Mitjans, dit que ces lignes, notées dans la revue, sont posthumes de Joan Enric Farreny i Sistac, le meneur de la Section jusqu'à l'accident malheureux qui lui coûta la vie dans le Couloir de Gaube le 17 mai 1976. On peut imaginer que la première communication de Josep Silva à la Fédération resta parmi les papiers que Farreny laissa à sa mort et que, en ces circonstances, on en perdit la trace.

mardi 7 janvier 2014

Les trois mille fantômes. Aiguille d'Arnales.

"Le temps tourne considérablement au beau, grâce au vent fort qui chasse les nuages. Je suis déjà sur la cime Sud ou Orientale [des Pics d'Enfer] et je poursuis par l'arête qui peu à peu s'élève, jusqu'au moment où elle tombe vertigineusement. Là il y a une brèche marquée, où il peut être opportun de faire un rappel, je cherche tout en m'approchant du bord de la taillade. Je ne trouve aucun ancrage, mais je vois qu'en descendant avec attention en diagonale, en direction de la brèche, il est possible de passer, et en un clin d'œil je suis en bas."

"Je me juche sur l'autre coté au prix de quelques pas délicats, et là, un peu plus haut, je trouve une paire de pitons utiles pour un rappel en sens contraire. Je poursuis par une zone un peu plus facile et dérive à gauche pour atteindre le point le plus haut de cet endroit."

"Je lorgne la suite et je vois que les cotes sont plus basses que là où je suis situé. J'en conclus que je suis arrivé au sommet du Pic d'Arnales car l'arête s'abaisse ensuite. Donc, avec cette conviction et après avoir laissé un morceau de carte, je descends lentement vers le col de Pondiellos. À mesure que je marche et une fois arrivé au col Sarrettes, le point de vue fait que j'en viens à considérer inopportun d'avoir écarté si vite ces autres cotes qui ne me semblaient pas atteindre les trois mille mètres."

"Je doute que oui, je doute que non. Je décide que la meilleure façon d'en finir avec l'incertitude et d'être sûr de n'avoir rien laissé derrière, c'est de retourner et de gravir ces cotes qui se trouvent au dessus du col. Sitôt dit, sitôt fait, je pose le sac et commence à monter tout droit par une crête distrayante et, en peu de temps, je suis au sommet [Arnales Sud]. Comme de là il y en a un autre qui est aussi en vue, je grimpe jusqu'à lui sur l'arête sommitale [Arnales], enchaînant avec la descente que j'avais faite avant depuis ce que je pensais être la seule cime, fermant ainsi en toute sécurité le chapitre de l'Arnales."

Extrait du livre "Qué bonito son los Pirineos" d'Hipólito Maeso. Madrid, Innominada, 2001, pages 26 et 27. Les notes entre crochets sont de moi.

Pics d'Enfer depuis le col Sarrettes (Auteur: FTer)

Les noms anciens de la Marmolera, Estibiecha et de Salva ou Quijada de Pondiellos, semblent avoir été remplacés par le plus récent et venu du Nord, Pics d'Enfer. Déjà en 1863 Henry Russell utilisait cette dénomination. À la première ascension sur la Pointe Occidentale en 1867 en compagnie du guide Jean-Marie Sarrettes, ils passèrent une nuit infernale aux pieds du pic ; infernale à cause de la gelée. Mais il n'y a pas à mépriser la tradition judéo-chrétienne, car Prospero García Gallardo signalait dans la revue Peñalara en 1929: "Nous avions en face les parois du Pic d'Enfer composées de précipices de rochers blancs et rouges entremêlés sous forme de flammes, ce à quoi qu'il doit sûrement son nom". Les Arnales sont aussi nommés Pics de Pondiellos dans la cartographie initiale espagnole (Instituto Geográfico, feuille 145-Sallent en 1936 et 1963) ; nom repris par Javi Malo pour la carte C-7 Circo de Piedrafita-Panticosa en 1972 ; et qui, à son tour, inspirait le toponyme utilisé par Feliu Izard dans ses premières listes de trois mille à partir 1985.

Nous avions le projet de vérifier la proéminence d'une aiguille située dans la crête orientale des Pics d'Enfer ou Quijada de Pondiellos. Crête qui les relie au groupe des Arnales. Le récit d'Hipólito nous laissait nourrir quelques espoirs, puisqu'il avait confondu l'aiguille avec le sommet du Pic Arnales. En réalité, l'aiguille n'est montrée dans aucune cartographie, c'est peut être dû à l'exiguïté de la brèche qui la sépare du sommet de l'Enfer Oriental. L'aiguille est citée par Luis Alejos et par Miguel Angulo dans leurs œuvres respectives, mais elle ne figure pas dans la liste de cotes restantes de Buyse.

L'accès à son sommet semblait, à priori, simple en l'abordant du côté des Arnales. C'est pourquoi nous proposons à Rosa Bosch, journaliste de La Vanguardia de Barcelone, de nous accompagner. Rosa nous avait interviewés sur les trois mille en 2012, et elle avait déclaré son envie de partager avec nous une sortie à la recherche d'un trois mille fantôme. Le lieu semblait être convenir, et ainsi, nous nous étions donnés rendez-vous au refuge de la Casa de Piedra aux Bains de Panticosa le vendredi 20 septembre.

Arrivés, donc, à la dite Brèche d'Arnales par Miguel Angulo, col non franchissable entre l'Arnales et le Pic d'Enfer Oriental, nous nous acheminons vers ce dernier en suivant la crête. Des corniches versant Ouest permettent d'éviter la crête effilée. Le rocher se révèle schisteux, nous obligeant à redoubler de précautions. Rapidement nous nous trouvons en face d'une saillie verticale de trois ou quatre mètres de hauteur. On peut la franchir de front au moyen d'une cheminée qui la perce (III), ou l'éviter par la gauche au moyen d'une corniche un peu suspendue, mais où le rocher est solide. À prendre en compte pour le retour s'il se fait par le même lieu. Au dessus de la saillie la pente s'adoucit, mais en même temps la crête devient plus étroite. La progression n'est pas difficile mais il faut toujours contrôler la roche, entremêlée de schiste et calcaire. On arrive tout de suite au sommet de l'Aiguille, mais une profonde brèche adjacente coupe la crête. La suite vers l'Enfer Oriental est à portée de main, mais il faut un rappel de 15m et gravir le mur que nous avons en face (III), où nous remarquons des anneaux pour le rappel.

La mesure GPS au sommet de l'Aiguille, formé par deux ou trois blocs calcaires, nous signale 3034m. Nous faisons un rappel de 15m sur la brèche à la corde double depuis les mêmes blocs sommitaux. À l'arrivée, il reste un mètre de corde. La mesure GPS est difficile car la brèche est très exiguë (1,20m) et là, l'endroit étant encaissé, le signal est aléatoire variant entre 3020m et 3028m. Le seuil de la brèche n'est pas visible depuis la cime de l'Aiguille, ainsi l'un d'entre nous descend une dizaine de mètres au long de l'éperon Sud de l'Aiguille dans le versant de Pondiellos jusqu'à se placer sur un balcon d'où il peut voir le seuil deux mètres plus bas. Prenant en compte la longueur de la corde et les références visuelles, nous pouvons assurer que la proéminence de l'Aigulle excède les 10m, mesurant entre 12 et 13m. Ce qui fait que l'Aiguille remplit la règle pour la proéminence établie par Buyse. L'altimètre barométrique nous signale une dénivellation de 15m.

Détail de l'Aiguille d'Arnales (Auteur: Alfredo Goitia)

Le nom choisi d'Aiguille d'Arnales, bien qu'elle soit placée dans la crête de l'Enfer Oriental, essaie de maintenir entre les trois mille le toponyme d'Arnales, dont la cime Sud, un peu en dessous de la Nord principale, a toujours été contestée, et dont la cime principale mesure maintenant 2999,9 mètres selon le SITAR. Bien sûr, au sommet d'Arnales, le GPS nous a signalé 3003m. De même que toutes les mesures faites précédemment ont oscillées entre 3003 et 3006m.

Données techniques :
Aiguille d'Arnales   :..... 30T 724333 4740136  z:3034
Brèche de l'Aiguille :..... 30T 724325 4740140  z:3021

Consultez l'activité dans le lien suivant : Aiguille d'Arnales.


Vous pouvez également lire l'article en espagnol publié par Rosa Bosch dans La Vanguardia le 6 octobre 2013, ici et ici.

FTer

mercredi 11 septembre 2013

Liste des trois mille de Joan García (1983).

Joan García, membre du Club Excursionista Pirenaic à Barcelone, publie dans le Bulletin du club, en 1983, une nouvelle liste des trois mille. Dans ce cas, c'est le résultat de son activité montagnarde. Durant cinq ans, d'août 1977 au même mois 1982, l'auteur gravissait en 75 jours d'activité tous les 138 trois mille qu'il recense dans sa liste. La liste en entier, bien détaillée, est publiée dans les bulletins nº296, 297, 298 et 299 du Club en 1983. Nous n'avons pas pu trouver le numéro 299. De plus, Joan García ajoute que la liste complète fut publiée antérieurement dans le Bulletin nº284, dont nous ignorons l'année car, là non plus, nous ne l'avons pas trouvé. Joan García fait référence dans sa deuxième publication de deux listes préalables qu'il a pu trouver. Nous ne savons pas lesquelles, puisqu'elles sont citées dans le numéro 299. Si un lecteur de ce Blog peut nous fournir des informations sur les deux revues que nous n'avons pas pu trouver (284 et 299 du Club Excursionista Pirenaic), nous serions très reconnaissants.

Joan García, comme Manuel Cortés dans sa liste de 1977, sépare la chaîne en différentes zones ou massifs et les classe d'Ouest en Est. Cette classification est celle qu'emploiera Buyse. Il signale aussi la nationalité des sommets, utilisant "E" pour les pics espagnols, "F" pour les français et "E-F" pour les frontaliers.

En plus de la liste de cimes, Joan García signale les accès pour chacun des massifs, la cartographie, les guides et une série de notes du plus grand intérêt sur la toponymie, l'histoire et les anecdotes de quelques sommets, signalant des divergences d'altitudes et des cimes qu'il considère anonymes, ce qui, naturellement, conditionnera les listes futures et quelques désaccords toponymiques.

Nous reproduisons ci-dessous les trois mille de la liste de Joan García, en ajoutant, vu leur intérêt, les notes qu'il a écrites ; celles-ci sont signalées au moyen de chiffres arabes à côté du nom concerné. Pour nos annotations, ici nous nous servons de lettres. Le secteur de la Pique d'Estats est décrit dans le bulletin qui nous manque, c'est pourquoi nous ne le reproduisons pas.

Balaitous-Infiernos      
       
Frondella Occ. (1) 3006m E  
Frondella Central 3025m E  
Frondella Oriental 3063m E  
Pico Anónimo (Aiguille Cadiar) 3022m E (a)
Balaitous (Pico Moros) 3144m E-F (b)
Torre de Costerillou (T. Cadier) 3049 E-F  
Aguja d'Usell 3022m E-F  
Gran Facha 3005m E-F  
Infierno Occ. (2) 3076 E  
Infierno Cent. 3072 E  
Infierno Or. 3056 E  
Pico de los Arnales (3) 3006m E  
Garmo Negro (4) 3051m E  
Pico de Algas (Pico de la Bandera) 3021m E (c)
Pico Arnalas (Argualas, Arualas) 3046m E (d)


(1) Dans la carte de l'IGN (Carte Touristique 274), cette cime est clairement placée, mais non dans celle d'Editorial Alpina, où, les courbes de niveau n'atteignent même pas la cote des trois mille mètres. Ce pic est, par conséquent, un des pics qui ne figure pas comme un trois mille défini, si nous tenons compte des divergences entre les deux sources d'information.

(2) D'accord avec le guide du C.E.C. (Vignemale-Monte Perdido), l'ensemble des trois pics est connu, aussi, comme "Quijada de Pondiellos".

(3) En ce qui concerne la toponymie et l'altitude de cette cime-ci, tout comme celles des trois suivantes, les divergences entre les différentes sources consultées sont considérables. En raison de cette confusion et comme il faut choisir un critère précis, on a choisi celui de la carte Alpina.

(4) On nomme l'ensemble de cette cime et les deux suivantes "Picos de las Argualas". L'Argualas fut le premier trois mille atteint en territoire espagnol et par un Espagnol (V.Heredia et R.Junker en 1790).

(a) C'est le sommet qui figure comme Pico Anónimo dans la cartographie espagnole. Mais il fut baptisé comme Pic Cadier par la Commission de Toponymie et de Topographie en août 1919.

(b) (c) Pour un éclaircissement des toponymes Moros et La Bandera, voir l'entrée de ce Blog correspondante à la liste de Salvador Morales (1973).

(d) Le nom d'Arnales pour le sommet d'Argualas vient de la cartographie officielle espagnole en 1936.

Vignemale      
       
Pique-Longue (G.Vignemale) 3298m E-F  
Pitón Carré (Jumeaox) 3197m F (e)
Punta Chausenque (1) 3204m F  
Petit Vignemale (2) 3032m F  
Pico del Clot de la Hount 3289m E-F  
Pico de Cerbillona 3247m E-F  
Pico Central 3235m E-F  
Montferrat 3219m E-F  
Gran Tapou 3150m E-F  
Tapou Milieu 3130m E-F  


(1) C'est le pic le plus haut des Pyrénées situé complètement dans territoire français.

(2) C'est sans doute le trois mille qui offre l'ascension la plus brève et courte depuis un lieu bien défini, le refuge de Bayssellance. Mais l'accès à ce refuge n'est ni si bref, ni si court.

(e) Piton Carré ou Jumeaux, nom utilisé dans le Guide Ollivier Vignemale-Monte Perdido en espagnol de 1968.

Marboré-Monte Perdido      
       
Gabietous Occ. (1) 3034m E  
Gabietous Or. 3031m E-F  
Taillón 3144m E-F  
El Casco 3006m E-F  
Torre de Marboré 3009m E-F  
Espalda de Marboré 3073m E-F  
Pic Occ. de la Cascada (2) 3095m E-F  
Pic Central de la Cascada 3106m E-F  
(Pic Brulle)      
Pic Or. de la Cascada 3161m E-F  
Marboré 3248m E-F  
Petit Astazú 3012m E-F  
Grand Astazú 3071m E-F  
Cilindre de Marboré 3325m E  
Dedo del Monte Perdido 3178m E  
Monte Perdido 3355m E  
Soum de Ramond (P. Añisclo) 3254m E  
Punta de las Olas 3002m E  


(1) Les Gabietous sont les trois mille avec une ascension de moindre dénivellation et parcours d'un lieu accessible en voiture. Depuis le col de Boucharo (route depuis Gavarnie), la dénivelée jusqu'au Pic des Gabietous n'atteint pas les 800m pour un parcours de la voie normale d'à peu près de deux kilomètres. Mais, il faut bien l'avouer, en ce qui concerne sa difficulté, cette ascension n'est pas si simple, si on la confronte avec la majorité des voies normales d'autres trois mille des Pyrénées.

(2) Il n'est pas clair du tout de savoir quels sont exactement les nombreux pics de la Cascade, selon les différentes cartes, guides et y compris l'appréciation même sur le terrain, tenant compte du fait qu'il y a plusieurs proéminences qui peuvent se considérer pics ou cimes dans cette zone. Au cas où on désire gravir tous les pics de la Cascade, le plus normal est de parcourir toutes les cimes sur la divisoire, ce qui, en plus, n'offre aucune difficulté spéciale.

La Munia      
       
Peña Robiñera (Lauseres) (1) 3003m E  
La Munia 3133m E-F  
Petite Munia 3095m E-F  
Pico de Sierra Morena 3090m E-F  
Pico de Troumouse 3085m E-F  
Pic Heid 3022m F  


(1) Dans le guide du CEC (Vignemale-Monte Perdido), ce pic figure avec une altitude de 2983m. Dans toutes les autres sources d'information consultées (y compris la petite carte qui accompagne le texte cité dans le guide) il figure avec une cote de 3003m.

Pic Long-Nèouviélle (1)      
       
Pic de Crabounouse 3021m F  
Pic Bougarret      
(Pic d'Estibère Bonne) 3031m F  
Dent d'Estibère Male 3017m F  
Pic Long 3192m F  
Pic Maubic 3058m F  
Pic Badet      
(Pic d'Estibère Male) 3160m F  
Pic Maou 3074m F  
Pic Campbieil 3157m F  
Pic d'Estaragne 3006m F  
Turón de Nèouviélle (2) 3035m F  
Pic des Trois Conseillers      
(Pic de Maniportet) 3039m F  
Nèouviélle (Pic d'Aubert) 3091m F  
Pic Ramougn 3011m F  


(1) C'est le seul massif pyrénéen avec des cimes au-dessus de trois mille mètres situé dans sa totalité en territoire français.

(2) Ce pic offre, selon le guide Ollivier et le guide d'itinéraires de ski de la F.F.M, l'ascension la plus facile d'un trois mille, pour son accès, sa dénivellation et sa difficulté technique. Mais il parle de la montée par le versant Nord depuis le refuge de la Glère. Cette cime fut, semble-t-il, le premier trois mille gravi dans les Pyrénées (Henri Reboul et Vidal le 2 août 1787).

Bachimala      
       
Pico de Culfreda (Batoua) 3034m E-F  
Pic Lustou 3023m F  
Abeillé Occ. (1) 3024m E (f)
Abeillé 3028m E-F  
Petit Bachimala 3061m E-F  
Punta Ledormeur 3120m E-F  
Bachimala (Pic Schrader) 3177m E-F  
Punta del Sabre 3136m E-F  


(1) Ce pic est le seul, qui, ayant une personnalité indiscutable, figure sans nom dans toutes les sources consultées. Le nom mentionné dans la liste vient d'une référence du Guide Ollivier, où, dans le quatrième paragraphe, page 80 est écrit : "... depuis ce point on peut, en peu de minutes, atteindre la pointe 3024, située à peu près à 200 mètres dans le versant espagnol, et parfois, nommée comme "Abeillé Occidental".

(f) l'Abeillé Occidental, c'est l'actuel Pic de la Pez. Comme cela est signalé, la donnée est extraite du Guide Ollivier. C'est la première fois que ce pic figure dans une liste, bien qu'il ait été cité par Jean Arlaud en 1937. Dans la cartographie officielle espagnole, dans la première édition de la feuille 147-Liena de la Carte Topographique National en 1938, il figure sans nom et avec 3024m. Henri Baudrimont l'incluait dans sa carte faite en 1939 avec le nom Pic du Port de la Pez. Également on peut le trouver dans une rare carte des Pyrénées Centrales faite par José Antonio Oyarzabal dans les années cinquante, avec, ici, le nom Pico de la Pez.

Macizo de Posets      
       
Los Gemelos (1) 3160m E (g)
La Bardamina 3079m E  
Pico de Posets (Llardana) 3375m E  
Pico de Espadas (Llardaneta) 3332m E  
Diente de Llardana      
(Tucón de la Canal) 3085m E  
Tucón Royo (Pavots) 3121m E  
Forqueta de Eriste (Turets) 3007m E  
Eriste Norte (Beraldi) 3025m E  
Gran Pico de Eriste      
(Bagüeñola) 3053m E  
Eriste Sur (Bagüeñola Sur) 3045m E  


(1) En avant de ce double pic, il y a une autre cime, située au Nord, qu'on devrait considérer comme un sommet à part, parce qu'il a sa personnalité propre, car il apparaît très distinct de la cime principale, autant à la vue qu'en faisant le parcours, ou dans la carte où il figure avec une cote de 3125m.

(g) La note rédigée par Joan García sur cette cime est capitale, puisqu'elle signale l'anonymat de la cote 3125m et explique, très vraisemblablement, la raison de l'intérêt de Juan Buyse pour baptiser cette cime, dans sa liste de trois mille, de son sobriquet : Pic du Vétéran. Mais déjà, dans la liste de Salvador Morales en 1973, ils figurent comme Gemelos Nord et Sud ; nomenclature utilisée aussi par Salvador Acaso dans un article dans la revue Cimas en 1975.

Barrera Septentrional      
       
Pic de Clarabide (1)      
(Clarabide Sur) 3028m E-F  
Pic de Gias (Clarabide Or.) 3011m E (h)
Clarabide Norte 3012m E-F  
Pic Camboué (2) 3003m F (i)
Pic Saint-Saud 3043m F (j)
Punta Lourde-Rocheblave 3104m E-F  
Pico de los Gourgs Blancs 3128m E-F  
Pico Jean Arlaud      
(Pico de Oô) 3065m E-F  
Pic Gourdon 3034m F  
Pic des Spijoles 3065m F  
Pic Belloc 3008m F  
Cap de la Baquo (3) 3103m E-F  
Pico de la Baquo 3114m E-F  
Pico del Portillón de Oô 3050m E-F  
Perdiguero 3222m E-F  
Pico Royo 3121m E-F  
Punta Literola 3132m E-F  
Pic Quayrat 3060m F  
Pic Lezat 3107m F  
Crabioules Occ. 3106m E-F  
Crabioules Or. 3116m E-F  
Pico de Malpás 3109m E-F  
Pico de Boum 3006m E-F  


(1) Comme on peut conclure de la disparité des cotes et des noms, il semble y avoir assez de confusion au sujet de ces trois premières cimes. Pour élaborer la liste, dans ce cas, je me suis servi de l'information de la carte Alpina.

(2) Les deux cartes utilisées et la plupart des références sont plus ou moins d'accord sur la cote et l'emplacement du Saint-Saud. Le Pic Camboué est cité seulement dans le Guide Ollivier, mais si nous lisons attentivement tout ce qui fait référence à cette cime et sa voisine, nous voyons, page 97, qu'elles sont inversées, échangeant leurs altitudes, et disant que "... la carte IGN semble être fautive ...". Pour l'élaboration de la liste j'ai choisi l'information fournie dans les cartes, mais je fais observer la confusion qui existe à ce sujet.

(3) Encore plus de confusion dans les dénommés Pics de la Baqou. Il y a non seulement divergences quant aux cotes et aux noms, mais aussi pour le nombre de pics qui compose ce groupe. Les pointes qui saillent et qui méritent, par conséquent, d'être considérées comme cimes, sont quelques-unes en plus des deux comprises dans la liste.

(h) L'inclusion du Pic de Gias entre les Clarabide vient du "Guide de la région d'Aure et de Luchon" d'Armengaud et Comet en 1953.

(i) (j) Joan García montre l'inclusion erronée de ces sommets dans la carte de l'IGN français de 1953.

Massis de la Maladeta      
       
Pico de Alba 3100m E  
Diente de Alba 3115m E  
Maladeta Occ. (1º Pic)      
(Pico Cordier) 3270m E  
Maladeta Occ. (2º Pic) 3220m E  
Maladeta Occ. (3er Pic) 3178m E  
Pico de Le Bondidier 3150m E  
Maladeta 3300m E  
Pico Maldito 3350m E  
Punta Astorg 3354m E  
Pico del Medio 3145m E  
Pico de Coronas 3310m E  
Pico de Aragüells 3037m E  
Pico de Piedras Albas (1) 3000m E (k)
Pico de Cregüeña      
(Estatata Or.) 3000m E (l)
Aneto 3404m E  
Agulla de Franqueville      
(Agulla de Llosas NO) 2065m E  
Agulla de Tchihatcheff      
(Agulla de Llosas Cent.) 3052m E  
Agulla d'Argarot      
(Agulla de Llosas SO) 3035m E  
Espalda de Aneto      
(Cap des Frères Cadier) 3350m E  
Pic de les Tempestats 3310m E  
Pic de Margalida 3230m E  
Pic Russell 3205m E  
Tuc de Mulleres 3010m E  
Vallibierna Occ.      
(Tuca de las Culebras) 3062m E  
Vallibierna Or. 3067m E  


(1) Ce pic et le suivant figurent dans la carte Alpina comme au dessous de la cote des 3000 mètres ; toutefois, ils apparaissent avec la cote signalée dans le guide du CEC (Posets-Maladeta) et dans une liste de trois mille, celle dont on fait mention à la fin de ce travail. Je les ai insérés dans la liste.

(k) (l) Il semble qu'il parle de la liste de trois mille aragonaise de Salvador Morales en 1973.

Besiberri-Coma les Bienes (1)      
       
Besiberri Nord 3014m E  
Besiberri Central      
(Doble Ressalt) 3003m E  
Besiberri Sud 3030m E  
Coma Lo Forno      
(Coma Les Torres) 3030m E (m)
Punta Passet 3003m E  
Punta Alta de Coma les      
Bienes 3014m E  
Pala Alta de Serraders (2) 3001m E  


(1) Avec le Tuc de Mulleres et ceux compris dans le groupe suivant (Pique d'Estats), ils composent les trois mille catalans. Tous les autres sont partagés entre l'Aragon et la France.

(2) Selon la carte Alpina, un autre trois mille qui ne l'est pas, mais qui figure à ce titre dans le guide du CEC (Pallars-Aran).

(m) Le nom de Coma les Torres est, en réalité, le pic de 2815m placé à l'Est du sommet principal. Aussi nommé Comoloforno de Gourdon, car ce fut le point qu'il atteignit dans sa tentative au Coma lo Forno le 10 octobre 1876.

Pica d'Estats      
       


Nous n'avons pas trouvé cette zone. Elle doit comprendre quatre cimes de trois mille pour compléter les 138 cimes de la liste. Ce sont sans doute : La Pique d'Estats, le Montcalm, le Pic du Port de Sullo et il reste un doute pour la quatrième cime, c'est le Pic Verdaguer ou le signal géodésique de la Pique (Pointe Gabarró).

FTer